dimanche 15 juin 2014

CdM2014 : Une victoire jazzy Azzurra

Délicieux fut ce match. Les esthètes pullulaient sur tous les compartiments du terrain. Un match excitant qui a tenu toutes ses promesses.   

L’Italie est facile. Sa possession est nonchalante, simple et subtile, lente mais précise, belle et dangereuse. Les phases de possessions n’ont certes pas l’air dangereuses mais la précision des acteurs fait qu’elle l’est au final. L’Angleterre de l’autre côté est rapide, fantaisiste, directe et incisive. Ses points forts sont des joueurs à la fois la technique et l'explosivité. Tandis que la Squadra opte pour un entrejeu à la quintessence de la technique pure, les Three Lions alignaient deux « quarter back » au milieu de terrain que sont Henderson et Gerrard. Deux styles fièrement différents qui nous donnent un match plaisant, transversale à foison contre jeu en une touche de l'autre. D’un côté, on a une équipe jazzy et de l’autre une formation hip hop. Après plusieurs situations chaudes de chaque  côté, dont cette frappe plein axe non cadré de Welbeck ou encore ce centre à ras de terre du même attaquant des Red Devil.  Les hommes de Prandelli ont été dangereux par Balotelli bien servi par Darmian. Une maitrise qui finira par payer. Un corner joué à la rémoise qui finit dans les pieds de Marchisio qui n’a plus qu’à placer une frappe du coup de pied. Victorieuse (1-0, 35e). A noter sur cette action, la classe de sa majesté Andrea Pirlo qui laissa passer la balle entre ses jambes. Les champions du monde 2006 ont mené au score pendant deux minutes tant la réaction anglaise fut prompte. Idéalement servi dans l’intervalle par Sterling, le numéro 10 anglais adressa un caviar à Sturidge qui n’avait plus qu’à pousser la balle d’un simple plat du pied droit. (1-1, 37e). Les deux équipes faisaient jeu égal dans leur musique respective. Dans les arrêts de jeu du premier acte, Mario Balotelli nous a composé un petit morceau de Quincy Jones. Ce lob effectué avec une facilité frôlant la désinvolture se nommait « Killer Joe ». Jaglieka nous a privés du morceau entier. 

Always Balo ! 

Après s’être fait égalisé avant la fin de la première mi-temps, l’Italie est celle qui termine le mieux cette période et qui entama avec brio la seconde. Dès la 50e minute, Candreva mettait Balotelli sur orbite. Ce dernier oublié par Cahill convertit ce centre au cordeau par une tête piquée mortelle (2-1). Les Bleus prennent donc l’avantage délaissant d’ailleurs la possession à leur adversaire. Rooney puis Gerrard n’arrivaient pas à inquiéter le portier transalpin qui fut héroïque durant la rencontre. Baines butta aussi sur le dernier rempart parisien de même que Rooney qui ne trouva pas le cadre. La cadence anglaise, le tempo ou plutôt le beat sur lequel les jeunes fusées dansaient au début du match à tendance à s’alanguir à l’approche du coup de sifflet final. Les entrées de Llalana et Barkley ont failli redonner un nouveau souffle aux offensives anglaises mais en vain. La fatigue se faisait ressentir dans les gestes techniques manquées par Jonhson, Sterling et Rooney. Un Hip Hop essoufflé contre un Jazz tout terrain. L’Italie a gardé le même tempo, une sérénité dans ces moments faibles grâce à une défense très solidaire. Pirlo n’a pas transpiré et Gerard n’avait plus de pied droit à la fin du match. La victoire a donc choisi son style !

vendredi 13 juin 2014

CdM2014 : Des "Oranjes" pulpeux

INTERDIT AUX ESPAGNOLS DE MOINS DE 18 ANS

C’est le premier choc de cette coupe du monde. L’Espagne défiait les Pays-Bas. Un remake de la finale de 2010 gagnée par la Roja.  De Jong est là, Xabi Alonso aussi. Le trio batave "RRS" contre une équipe espagnole qui n’a que de la qualité et de l’expérience dans tous ses rangs. 

Le jeu direct prôné par les Oranges se heurta à la possession espagnole. Iniesta, Silva et Xavi contrôlaient le jeu et imposaient le tempo. Bien que la première occasion fût hollandaise, c’est la Roja qui ouvrit le score grâce à Xabi Alonso (1-0, 27e). Le madrilène profita d’une simulation hors pair de Diego Costa pour convertir ce penalty encore une fois litigieux. Les arbitres sont vraiment dans le dur ou plutôt les joueurs/acteurs ont sorti le grand jeu. Déjà deux prétendants au très convoité titre du meilleur acteur de la phase de poule. Acculés, les hollandais vacillaient sans céder aux offensives espagnoles. L’épitomé de la technique alias Andres Iniesta trouva Silva dans l’intervalle après une passe divine. Le messie de City buta sur les gants de Cillissen, le portier de l’Ajax (43e). En parlant de technique, la fin du premier acte s’est close sur une action formidable. Dans le monde du football, il y a ceux qui sont bénis des dieux et les autres. Il y a certains joueurs qui descendent de dieux et il y a les autres. Bref RVP est un Dieu. Après une longue transversale millimétrée de Blind, son altesse divine Robin Van Persie nous a gratifié d’une sublime tête plongeante. Une tête magnifique, fabuleuse, extraordinaire dans un timing surhumain... Il était littéralement parallèle au sol, j'ai même cru voir une cape orange flottée dans son dos. La spontanéité du geste et sa décomposition au ralenti peut faire jouir un homme. C'est prouvé scientifiquement !  

Onanisme collectif

Au retour des vestiaires, les Oranges étaient plus agressifs sur le porteur du ballon, plus présents dans l’entrejeu,  plus sanguins donc. A l’image d'Arjen Robben qui dégoulinait de jus. En début de cette seconde période, Blind le quarter back fait encore parler sa patte gauche. Il transmet une offrande quasiment identique au chauve hollandais. Le numéro 11 arrêta le temps. Il réalisa un contrôle en apesanteur du pied gauche. Malgré un léger effet, l’ailier bavarois réussit à ankyloser le ballon. Deux joueurs devant lui, il crocheta, de son mauvais pied pour ensuite couronné le tout d’un plat du pied gauche. Un autre Dieu. Un pays polythéiste ! Sur ces deux buts, l’âme de Denis Bergkamp planait, plana et planera encore. 2-1, la Hollande déroula et le champion du monde en titre s’écroulait suintement. Dix minutes plus tard, suite à un coup franc proche du poteau de corner, De Vrij permettait à la bande à De Jong de faire le break. La messe est dite mais les deux héritiers de Van Nilsterooy n’ont pas fini leur récital. L’attaquant de Manchester United profita d’une grossière erreur de Casillas, complètement désacralisé depuis le premier pion batave. Revanchards, insatiables, impitoyables, les Pays-Bas ont démonté la Roja. Ils ont bousillé, dégommé, atrophié l’arrière garde de la Roja. Humiliés, les espagnols ont beau supplier Robben mais le chauve était sans pitié. Un peu comme Jason Statham dans Le flingueur ou Crazy Joe ou dans tous les Transporters. Bref, le cinquième meurtre fut un viol. Le match tourna à l’onanisme collectif. Un genre de film pour adulte réservé à une certaine catégorie d’adulte tant les images peuvent heurter la dignité humaine. Le meneur de jeu batave adressa une merveille de passe en profondeur enroulée pour Robben. Avant de s’offrir son doublé, il fuma Sergio Ramos en vitesse pure avant de précipiter la retraite de Casillas, il s’amusa seul dans la surface de réparation pour enfin trouer les filets, un détail ! 5 buts, 3 chefs d’œuvres ; telle est la recette pour ne pas parler d’un arbitrage limite lors de ce mondial.      

Les joueurs notables : 
Pays Bas : Robben 10/10, Robin Van Persie 10/10, Snejder 9/10, Blind 9/10, De Jong 8/10. Le seul joueur qui n'a pas plus de 8 c'est Janmaat juste parce qu'il à un nom étrange. 
Espagne : Je ne vais rien dire, car l'instruction est en cours...On parle d'un viol quand même ! 

CdM2014: La Seleçao comme dans KONAMI !

Avant le match, j’ai fait un match de PES 2014 pour faire passer l’affreuse cérémonie d’ouverture avec J-Lo et une Twerkeuse brésilienne (prophète en son pays surement) et l’autre pacha cubain des années 90... J’ai pris le Brésil. J’ai gagné grâce à un arbitrage dégueulasse récurent depuis une vieille mise à jour qui pue du cul datant du printemps dernier ! 

C’était un match d’ouverture assez "konamique". La bande à Modric avait tout pour faire jeu égal avec le pays hôte. Agressivité, envie et technicité mais la décision s’est faite à domicile. Le positionnement de Modric et Rakitic devant la défense est une merveille tactique. La folie de mettre le jeune mini « Mozart » Kovacic en 10 aussi est une manière de dire à la terre entière qu’ils sont là pour…bah jouer si l’arbitre le veut bien. Vous l’aurez compris, l’arbitrage a faussé la rencontre. Un match qui s’annonçait très fermé, très compliqué pour les brésiliens. Compliqué est un petit mot lorsqu’on voyait que face à la défense brésilienne se dressait IVICA OLICINHO. Enorme lors de la première mi-temps, l’attaquant de Wolfsburg était en feu. Il était fou. Il était là. Il était tout flamme. Il a tenté des trucs que même les brésiliens n’osaient pas faire lors d’un match d’ouverture. Il a fait une semelle avant arrière à un moment sur son côté. Une feinte qui n’existait plus dans le football jusque-là. Merci à toi Olicinho. D’ailleurs, c’est lui qui a poussé Marcelo à l’autogoaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaal. J’imagine que le commentateur brésilien n’a pas accentué sur le goal mais tout de même 1-0 pour la Croatie après 10 minutes de jeu. Tout ce qu’il fallait pour enflammer ce match. 


On attendait Neymar au tournant. Il a répondu présent avec à la clé un doublé. Un but à la 30e après une frappe « anelka » c’est-à-dire bizarrement écrasée et bizarrement menaçante et un pénalty Konami marqué à la Konami (2-1). Explications. Le gardien croate a plongé du bon côté. Flècle en haut , flèche gauche et carré. Malheureusement comme dans PES, parfois sauter du bon côté ne suffit pas. Neymar après une longue cinématique rentabilise un travail de simulation énorme de la part de Fred. Le numéro 9 de Scolari a pesé (non) a titillé (non) a dormi sur la défense. Les croates peuvent justement vilipender l’arbitrage jusqu'à Zagreb. Niko Kovac, le coach Damiers emboîta donc le pas : « Si ça c’est un penalty, nous n’avons plus besoin de jouer au football. Jouons au basket à la place. »  Après ce but litigieux, le Brésil n’était pas à l’abri d’une égalisation. La bande à Lovren a continué à pousser mais en vain. La défense auriverde a tenu bon, l’arbitre aussi… A la fin du match, Oscar, un des hommes forts de ce match,  s’est offert un joli but après une belle chevauchée de 50 mètre. Pointu comme cette analyse de l’homme du match : « Ce que nous voulions c’est gagner » déclaration de Yuichi Nishimura euh non .. ... de Neymar, c’est Neymar la coqueluche des supporters qui nous a gratifié de cette grande phrase ! Comment bien débuter un mois de football ? Par un bon F...D...P haut et fort devant sa télé !  

Joueurs Notables : 
Brésil : Neymar Oscar et Luis Gustavo
Croatie : Rakitic, Olic, Modric et Perisic. 

Bon à demain ! 

samedi 3 mai 2014

Racisme - La parole aux singes, les vrais !

"L'histoire de la chasse glorifiera toujours les chasseurs tant que les arbres n'auront pas leurs propres historiens"...Allofmejor donne la parole aux singes. 

Neymar.com a sorti "nous sommes tous des singes" après que son coéquipier ait reçu et mangé une banane en plein match. Une campagne marketing s’en est suivie de ce geste empli d'humanisme. On se demande si la cupidité de certains ne jetait pas des peaux de bananes sur le chemin de l'humanisme. Une situation très courante dans le football qui tend à se "bananiser". On a vu naguère de nombreux footballeurs victimes de la débilité de certains zouaves fanatiques ou déments apeurés. Le football a du mal à endiguer ce fléau.  Qu'est-ce que cela vous inspire, César ?

César, (La Planète des Singes, Chef de la rébellion des singes) Représentant des singes sur Terre : 
Faut mettre les choses au clair. Tout d'abord je ne m'appelle pas Caesar. C'est le prénom que les Humains m'ont donné. Mon vrai prénom c'est Titouan,  fils de Sacha et Julius. Bref, nous, les Singes n'avons rien avoir avec ces Humains qui ne font que foutre la merde ici-bas. Excusez-moi pour ces durs mots. J'ai entendu cette piteuse déclaration de ce jeune Homo adepte de crêtes et vu ces outrageuses photos qui pullulent sur le net, caricaturant notre espèce à coup de bananes. Je suis dépité et j'ai honte pour eux. J'ai vu le match Villareal vs Barca et je n'ai vu aucun singe sur le terrain, sinon croyez-moi celui qui a lancé cette banane l'aurait retrouvé au fin fond de son derrière (rires). On ne lance pas une banane à un singe, c'est un signe d'impolitesse. C'est comme si on vous lançait des steaks ou que-sais-je. Le football n’est pas un sport que nous pratiquons. Je ne peux malheureusement pas me pencher sur ses travers. Mais nous regardons souvent des matchs de Ligue 1 à Beauval ou à Vincennes et certains joueurs nous font rire de par leur façon de courir. Comme Frédéric Piquionne à l’ancienne, Brandao ou encore Bayal Sall… 

Pour revenir à nos bananes, cette campagne - voulant ériger les Humains au statut de Singes comme si nous étions semblables - est affligeante. Le Primate a une fierté celle de n'avoir jamais pris part à aucun un conflit, génocide, acte terroriste et autre hobbies de ces Humains. Ne laissez pas mes films vous induire en erreur, il n’a jamais été question de révolution contre vous les Hommes. Nous sommes en paix chez nous. Cependant, en tant que chimpanzé, j'ai été victime de racisme. La cohabitation avec les gorilles est très compliquée. Certaines espèces provenant de super-familles s'estiment supérieure et nous traitent de sauvages enfin d'êtres humains. D'ailleurs, Jean-Robert que vous appelez King Kong n'a pas la cote chez nous. Un gorille qui préfère une humaine à ses pairs est un traître, un point c'est tout. C'est très grave ! Puis d’autres de sous-famille, les Sapajous, se prévalent de l'humour pour exprimer des propos écervelés. Oui, Abou (Aladin) je parle de toi. Pendant ce temps, notre espèce est menacée d’extinction et on arrive à peine à être solidaires envers notre prochain. Bref, les imbéciles n'ont rien à perdre, leur existence n'est qu'erreur, n'attendez pas qu'ils changent, préoccupons nous de changer le monde.

Ma dernière question, César euh Titouan vous l’auriez mangé vous cette banane ?

Titouan : DEVANT LA FRANCE ENTIÈRE, JE VOUS RÉPONDS, NON. Je suis allergique aux bananes. Depuis peu, j’ai décidé de ne manger que du poisson cru. Et je milite pour que le poisson soit dorénavant associer aux singes comme l’est la banane. Ce jour-là, le supporter raciste et/ou imbécile aura du mal à passer inaperçu après un jet de poisson sur un terrain de football.  

vendredi 4 avril 2014

TOM KINGUE, LE RETOUR DU HIP HOP


Le rappeur strasbourgeois «qui veut laver Paris au savon marseillais» a sorti son projet CogitoAvant Ergo Sum. Trois visuels sont déjà disponibles sur la page Youtube de Tom Kingue. J’ai nommé « Fucked Up » qui est une sobre louange à la débauche, « Virgo » le titre va de soi et dernièrement « Sous Pression » qui clôture cette mixtape de 18 titres à déguster, à outrance en cliquant sur le lien ci-dessous.

Un opus qui pue le Hip Hop jusqu’au Cameroun !           

Le rap de France souffre en ses terres du monopole du rap américain. Nos rappeurs français sont aussi fans que nous (fans) du Rap US. Ainsi dans leurs sons, ils ont tendance à pomper les phases, le style voire même les phrases de leurs pairs d’outre-Atlantique. Simple hommage ou plagiat vicieux ? Le résultat est une malversation du Hip Hop. « Cogito Avant Ergo Sum » est donc un sermon à ce Hip Hop là. Tom Kingue réactualise les ingrédients essentiels à un cocktail explosif vulgairement appelé musique urbaine. Il explore les différentes palettes du rap, donc de son talent. « Himalaya » ne ressemble pas à « J’aimerai écrire » qui n’est pas « Bad Mood » ni « Virgo ». Tout au long de ce projet, on goûte à l’adrénaline music allégée* au lyrisme raffiné (Vers le Nord), à des sons sentimentaux malins et entrainants (A défaut d’Ailleurs, Play) et au Hip Hop des années 2000 (My Man). « A ma santé » est un hymne à la démarche saccadée des gens qui laissent cet art s'emparer de leur corps. On apprécie le clin d’œil à Grosdash et à Despo qu’on entend dans les backs.  « Pas d’Pers » est une sorte de dédicace rappant à l’ère du numérique. Fais tourner le projet, le son, le joint ou juste une vidéo marrante d’un chat en train de regarder un chat pisser sur un hamster pygmée… C’est le genre d’opus qu’il faut écouter avec un bon casque car les beats sont au point, sans exceptions. Pour citer quelques personnes responsables de vos torticolis, il y a Sweet (à la fois à la production, au mixage et à la réalisation) et PunjaBeats. Ils ont fait du très « sale » ou du très « propre » c’est selon. 
             
Tom K a trouvé le juste milieu entre l'hégémonie de la culture américain et notre rap de Gaulois. Bien que bercé par les punchlines d'Oncle Sam, il manie à merveille la transition de phase*, cette capacité à transformer ce qui se fait de mieux en V.O en V.F sans pour autant plagier ou salir nos oreilles. Même si quelques anglicismes feront frétiller l’héritage ministériel de Yamina Benguigui, « Cogito avant Ergo Sum » reste une pierre de plus à notre exception culturelle urbaine, ce rap français !

Lien pour télécharger COGITO AVANT ERGO SUM : http://tomkingue.fr/albums/caes/




Pour aller plus loin

Adrénaline Musique : Néologisme d'AllofMejor. C'est la musique qui nous donne de la force, une alternative entre les cheveux de Samson et la transformation en énorme bonhomme vert du Docteur Bruce Banner dit Hulk. En écoutant ce style de musique, on puise dans nos réserves pour sortir plus déterminé. En ce sens, c'est de la musique adéquate pour faire de la musculation. Généralement, le son comprend un refrain répétitif et des paroles simples et crues. Et surtout un BEAT Très LOURD voire AGRESSIF pour faire monter l'excès d'adrénaline.

Adrénaline musique allégée : C'est un effort un peu partout dans les lyrics, dans la sonorité, quan bien même que le contenu demeure.   

La transition de phase : En physique, une transition de phase est une transformation du système étudié provoquée par la variation d'un paramètre extérieur particulier (température, champ magnétique...). Dans le rap c'est la transformation du Hip Hop américain provoquée par la culture d'origine, le lieu de résidence, la langue parlée... en Hip Hop français.

La transition de phrase : C'est les rappeurs qui traduisent mots pour mots les phrases de 2 Chainz, Lil Wayne, Lil'B ou que sais-je et les rappent en Français. Encore appelé du  Rap VOSTFR...



ATANAZ, UN PÈLERINAGE MUSICAL !

"Fini le mauvais temps, à nous le soleil". Et si je venais de résumer en ces quelques mots l’univers d’Atanaz. Un nomadisme musical qui définit ce jeune artiste qui ne connait aucune frontière terrestre. « Ata » est ce qu’on appelle une triple menace c’est-à-dire qu’il est triplement talentueux. Chanteur, rappeur et toasteur, il incarne fidèlement différents styles de la musique dite « urbaine ». En gros, s’il te demande de « Pull up » c’est pour placer des métaphores larvées avant d’apaiser les mœurs sur une douce mélodie du genre "One Looooooooove" !   

L’ancien membre du collectif TVER (formé en 2006) est décidé à nous faire voyager. Le sens a beau être figuré mais lorsqu’on découvre son monde, ses images, ses sonorités,  on a littéralement envie de prendre son billet. En attendant la sortie de son EP « Flight 282 », Atanaz nous embarque dans une série de 4 vidéos Freestyles (hors projet) tournées dans des lieux pour le moins insolites. Chaque son est un doux voyage vers l’inconnu. Le premier épisode a été filmé à la Mecque du Rap, à la base, à Harlem (New York). La saveur jazzy de ce morceau nous renvoie même à la source de cet art.

"PNC aux rap, armement des vibrations, vérification de la passion apposée…" Je vous invite à découvrir l’univers d’Atanaz en cliquant sur la vidéo ci-dessous :  

ATANAZ - Carte d'Embarquement, épisode 1 HARLEM, N.Y : https://www.youtube.com/watch?v=iVTg9Pkrkck
#CartedEmbarquement #DutyFreestyle #Atanaz


Gardez votre passeport en main, la deuxième destination sera indiquée dans 14 jours avec une surprise de taille...  


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dimanche 2 mars 2014

Gervinho, le funambule d'Abobo !

Gervinho et Rudi Garcia à Lille !
Gervinho est au sommet de son art. Un art modeste, véloce, vivace, confus, généreux et étrangement efficace - qui renait dans la capitale italienne. Trop fort  pour la ligue 1, trop juste pour la Premier League, il est trop pour la Série A.

Quand vous avez comme leitmotiv dans la vie « joues et tais-toi », il n’est pas incohérent d’avoir le même débit de paroles que Zinedine Zidane. Pour être plus clair, Gervais Yao Kouassi est un gars réservé. La seule touche d’extravagance dans sa chaleureuse personnalité est cette coupe de cheveux approuvée uniquement par ses anciens acolytes d’Abobo, quartier du nord d’Abidjan. D’ailleurs, ses parents y résident toujours et observent de loin la carrière du cadet de la famille diplômé dans le cassage de reins.

A Dioulabougou comme on dit là-bas - à cause de la forte représentation des Dioulas dans les environs - tout le monde joue au ballon et pour se faire repérer faut être au-dessus du lot. Gervais Yao Kouassi l’était. Son explosivité lui vaut un tour à l’Ivoire Académie de Jean Marc Guillou. Le refrain de sa jeune carrière a été « les enfants s’amusent » que ce soit à l’Asec Mimosas, chez les Agriculteurs Beverenois ou sous le maillot sarthois. En dépit de son style de jeu perfectible, « le Jaguar » faisait sauter les défenseurs de ligue 1comme du plakali sans pour autant s’affirmer comme un joueur décisif. C’est à Lille qu’il se découvrit des talents de buteurs. Maladroit, malchanceux et altruiste, il avait pour habitude de travailler sur son côté, créer une brèche puis servir un coéquipier. En 115 matchs dans le Nord il a inscrit 42 buts lors de ses deux saisons sous les ordres de Rudi Garcia, son papa blanc.  

Les joueurs africains ont la réputation de fonctionner à l’affectif. Un constat aussi plat que dire que les joueurs européens sont plus professionnels que leurs compères. Issu d’une très grande famille (4 sœurs, 4 frères) et avec des parents très protecteurs, Gervinho a toujours eu besoin d’une relation intime pour être en confiance. Le numéro 27 ivoirien de 27 ans né un 27 (mai 1987) n’échappe donc pas à ce malheureux adage. Entre son coach et lui, il existe une réelle relation père-fils qui ne connait aucune frontière. Gervinho rayonne de nouveau sous Garcia et séduit même l’épitomé de l’AS Rome. « Gervinho ? Je l’avais vu deux ou trois fois avec Arsenal, mais de près, c’est une bête ! Si sa santé ne le trahissait pas, il serait de la trempe de Cristiano Ronaldo et la Roma ne l’aurait jamais eu ! » Francesco Totti.

Le carbonado toujours aussi brut

"La différence entre la Roma et Arsenal ? Le coach. A Rome, mon entraîneur, Rudi Garcia, me fait confiance, il croit en moi. Quand je me lève le matin, je prends du plaisir à venir m'entraîner. Je suis impatient tous les jours. Je pourrai dire que mon succès actuel, je le dois à l'Italie mais ce n'est pas exactement ça. Je vis très bien à Rome, la ville est fantastique, mes coéquipiers sont merveilleux, les tifosi sont passionnés. Au final, il n'y a pas beaucoup de différences par rapport à l'Angleterre. Ma vie n'a pas changé depuis que je suis en Italie. Qu'est-ce que j'ai appris à Arsenal ? Honnêtement, pas grand-chose. C'est difficile d'apprendre quoi que ce soit quand on est en permanence sur le banc des remplaçants. J'ai quitté les Gunners car je ne jouais pas suffisamment." Une déclaration à la fois naïve et véridique de la part de l’ancien académicien, qui reprend le thème de confiance susmentionnée. L’asymétrie de son propre bilan à l’école Wenger est liée au joueur qu’il est. Il n’a rien appris à Arsenal car il ne peut pas comprendre ce qu’il avait à y apprendre. Son style de jeu n’est pas l’antithèse du jeu d’Arsenal mais presque. La technique est à l’honneur chez les Gunners. La technique. La technique, la seule inconnue absente dans son équation footballistique si on y inclut dans celle-ci la vision de jeu. Limité dans ce domaine, il n’a pas pu se greffer aux exigences d’Arsèn(e)al.

« La Gervance » est un véritable ailier à qui on demande de déborder, de fatiguer son vis-à-vis et d’offrir au moins deux occasions de buts par match à son attaquant. Vu comme ça, il est l’un des meilleurs à son job. L’évolution du ballon rond, la retraite de Marc Overmars ou encore le nombre d’abdos de CR7 nous ont obligés à redéfinir ce poste. Je n’arrêterai jamais de le dire, l’ailier à l’ancienne est mort. Dorénavant, il y a que des attaquants au front. C’est là que le bât blesse. C’est là que Gervinho n’a pas progressé. Il n’a pas l’âme d’un buteur mais celle d’un percuteur opportuniste. Ce n’est pas un tueur mais une gâchette, trop souvent lent à la détente au moment crucial.

Le sommet des sommets !
Déroutant de facilité, imprévisible de vivacité, l’atout majeur de la star ivoirienne est la profondeur. Il y avait Inzaghi né hors-jeu, aujourd’hui il y a le funambule ivoirien qui cours sur la ligne du hors-jeu. «La Freccia Nerra  (la flèche noire) » ne surprend plus ni par sa vitesse ni sa capacité à marquer des buts d’anthologie. Il est dans son rôle. La polyvalence est un luxe et non une commodité pour tous les footballeurs. A force de regarder que les cracks, on a tendance à traiter de nul un joueur incapable de singer ces derniers. Gervinho est l’un des meilleurs ailiers au monde. Si la précision de ces centres longs ne respirait pas la finesse anglaise, celle de ces centres courts – sa spécialité- est bien un modèle du genre. Soyons précis, il est l’un des meilleurs ailiers mouchoir de poche au monde. Un diamant rare et brut que l’on a du mal à polir.

Il ne s’est pas amélioré depuis son passage à l’Emirates Stadium comme je l’entends parfois. Non, il est au summum de ce qu’il sait faire. Il est en confiance et au top de sa forme physique. En effet, l’international ivoirien est l’un des atouts majeurs de l’As Rome avec 5 buts et 6 passes décisives après 20 matchs. Néanmoins, il a toujours de gros déchets dans le jeu (plus précisément dans la transmission) et une qualité de frappe aléatoire. Une marge de progression notable pour le meilleur ivoirien d’Europe après Yaya Touré. D’ailleurs, ses compatriotes l’attendent de pied ferme au Brésil en juin prochain. Une tout autre affaire à suivre…



Pour aller plus loin:

(15 :45) La confiance fuit Gervinho au moment de tirer un penalty décisif lors de la finale de la Coupe d'Afrique. Rudi où étais-tu ?
Emission “Fair Play” avec Gervinho. Immersion dans l’univers de l’international ivoirien.
Plakali est un plat ivoirien apprécié par Gervinho et une danse.