samedi 3 mai 2014

Racisme - La parole aux singes, les vrais !

"L'histoire de la chasse glorifiera toujours les chasseurs tant que les arbres n'auront pas leurs propres historiens"...Allofmejor donne la parole aux singes. 

Neymar.com a sorti "nous sommes tous des singes" après que son coéquipier ait reçu et mangé une banane en plein match. Une campagne marketing s’en est suivie de ce geste empli d'humanisme. On se demande si la cupidité de certains ne jetait pas des peaux de bananes sur le chemin de l'humanisme. Une situation très courante dans le football qui tend à se "bananiser". On a vu naguère de nombreux footballeurs victimes de la débilité de certains zouaves fanatiques ou déments apeurés. Le football a du mal à endiguer ce fléau.  Qu'est-ce que cela vous inspire, César ?

César, (La Planète des Singes, Chef de la rébellion des singes) Représentant des singes sur Terre : 
Faut mettre les choses au clair. Tout d'abord je ne m'appelle pas Caesar. C'est le prénom que les Humains m'ont donné. Mon vrai prénom c'est Titouan,  fils de Sacha et Julius. Bref, nous, les Singes n'avons rien avoir avec ces Humains qui ne font que foutre la merde ici-bas. Excusez-moi pour ces durs mots. J'ai entendu cette piteuse déclaration de ce jeune Homo adepte de crêtes et vu ces outrageuses photos qui pullulent sur le net, caricaturant notre espèce à coup de bananes. Je suis dépité et j'ai honte pour eux. J'ai vu le match Villareal vs Barca et je n'ai vu aucun singe sur le terrain, sinon croyez-moi celui qui a lancé cette banane l'aurait retrouvé au fin fond de son derrière (rires). On ne lance pas une banane à un singe, c'est un signe d'impolitesse. C'est comme si on vous lançait des steaks ou que-sais-je. Le football n’est pas un sport que nous pratiquons. Je ne peux malheureusement pas me pencher sur ses travers. Mais nous regardons souvent des matchs de Ligue 1 à Beauval ou à Vincennes et certains joueurs nous font rire de par leur façon de courir. Comme Frédéric Piquionne à l’ancienne, Brandao ou encore Bayal Sall… 

Pour revenir à nos bananes, cette campagne - voulant ériger les Humains au statut de Singes comme si nous étions semblables - est affligeante. Le Primate a une fierté celle de n'avoir jamais pris part à aucun un conflit, génocide, acte terroriste et autre hobbies de ces Humains. Ne laissez pas mes films vous induire en erreur, il n’a jamais été question de révolution contre vous les Hommes. Nous sommes en paix chez nous. Cependant, en tant que chimpanzé, j'ai été victime de racisme. La cohabitation avec les gorilles est très compliquée. Certaines espèces provenant de super-familles s'estiment supérieure et nous traitent de sauvages enfin d'êtres humains. D'ailleurs, Jean-Robert que vous appelez King Kong n'a pas la cote chez nous. Un gorille qui préfère une humaine à ses pairs est un traître, un point c'est tout. C'est très grave ! Puis d’autres de sous-famille, les Sapajous, se prévalent de l'humour pour exprimer des propos écervelés. Oui, Abou (Aladin) je parle de toi. Pendant ce temps, notre espèce est menacée d’extinction et on arrive à peine à être solidaires envers notre prochain. Bref, les imbéciles n'ont rien à perdre, leur existence n'est qu'erreur, n'attendez pas qu'ils changent, préoccupons nous de changer le monde.

Ma dernière question, César euh Titouan vous l’auriez mangé vous cette banane ?

Titouan : DEVANT LA FRANCE ENTIÈRE, JE VOUS RÉPONDS, NON. Je suis allergique aux bananes. Depuis peu, j’ai décidé de ne manger que du poisson cru. Et je milite pour que le poisson soit dorénavant associer aux singes comme l’est la banane. Ce jour-là, le supporter raciste et/ou imbécile aura du mal à passer inaperçu après un jet de poisson sur un terrain de football.  

vendredi 4 avril 2014

TOM KINGUE, LE RETOUR DU HIP HOP


Le rappeur strasbourgeois «qui veut laver Paris au savon marseillais» a sorti son projet CogitoAvant Ergo Sum. Trois visuels sont déjà disponibles sur la page Youtube de Tom Kingue. J’ai nommé « Fucked Up » qui est une sobre louange à la débauche, « Virgo » le titre va de soi et dernièrement « Sous Pression » qui clôture cette mixtape de 18 titres à déguster, à outrance en cliquant sur le lien ci-dessous.

Un opus qui pue le Hip Hop jusqu’au Cameroun !           

Le rap de France souffre en ses terres du monopole du rap américain. Nos rappeurs français sont aussi fans que nous (fans) du Rap US. Ainsi dans leurs sons, ils ont tendance à pomper les phases, le style voire même les phrases de leurs pairs d’outre-Atlantique. Simple hommage ou plagiat vicieux ? Le résultat est une malversation du Hip Hop. « Cogito Avant Ergo Sum » est donc un sermon à ce Hip Hop là. Tom Kingue réactualise les ingrédients essentiels à un cocktail explosif vulgairement appelé musique urbaine. Il explore les différentes palettes du rap, donc de son talent. « Himalaya » ne ressemble pas à « J’aimerai écrire » qui n’est pas « Bad Mood » ni « Virgo ». Tout au long de ce projet, on goûte à l’adrénaline music allégée* au lyrisme raffiné (Vers le Nord), à des sons sentimentaux malins et entrainants (A défaut d’Ailleurs, Play) et au Hip Hop des années 2000 (My Man). « A ma santé » est un hymne à la démarche saccadée des gens qui laissent cet art s'emparer de leur corps. On apprécie le clin d’œil à Grosdash et à Despo qu’on entend dans les backs.  « Pas d’Pers » est une sorte de dédicace rappant à l’ère du numérique. Fais tourner le projet, le son, le joint ou juste une vidéo marrante d’un chat en train de regarder un chat pisser sur un hamster pygmée… C’est le genre d’opus qu’il faut écouter avec un bon casque car les beats sont au point, sans exceptions. Pour citer quelques personnes responsables de vos torticolis, il y a Sweet (à la fois à la production, au mixage et à la réalisation) et PunjaBeatsIls ont fait du très « sale » ou du très « propre » c’est selon. 
             
Tom K a trouvé le juste milieu entre l'hégémonie de la culture américain et notre rap de Gaulois. Bien que bercé par les punchlines d'Oncle Sam, il manie à merveille la transition de phase*, cette capacité à transformer ce qui se fait de mieux en V.O en V.F sans pour autant plagier ou salir nos oreilles. Même si quelques anglicismes feront frétiller l’héritage ministériel de Yamina Benguigui, « Cogito avant Ergo Sum » reste une pierre de plus à notre exception culturelle urbaine, ce rap français !

Lien pour télécharger COGITO AVANT ERGO SUMhttp://tomkingue.fr/albums/caes/




Pour aller plus loin

Adrénaline Musique : Néologisme d'AllofMejor. C'est la musique qui nous donne de la force, une alternative entre les cheveux de Samson et la transformation en énorme bonhomme vert du Docteur Bruce Banner dit Hulk. En écoutant ce style de musique, on puise dans nos réserves pour sortir plus déterminé. En ce sens, c'est de la musique adéquate pour faire de la musculation. Généralement, le son comprend un refrain répétitif et des paroles simples et crues. Et surtout un BEAT Très LOURD voire AGRESSIF pour faire monter l'excès d'adrénaline.

Adrénaline musique allégée : C'est un effort un peu partout dans les lyrics, dans la sonorité, quan bien même que le contenu demeure.   

La transition de phaseEn physique, une transition de phase est une transformation du système étudié provoquée par la variation d'un paramètre extérieur particulier (température, champ magnétique...). Dans le rap c'est la transformation du Hip Hop américain provoquée par la culture d'origine, le lieu de résidence, la langue parlée... en Hip Hop français.

La transition de phrase : C'est les rappeurs qui traduisent mots pour mots les phrases de 2 Chainz, Lil Wayne, Lil'B ou que sais-je et les rappent en Français. Encore appelé du  Rap VOSTFR...



ATANAZ, UN PÈLERINAGE MUSICAL !

"Fini le mauvais temps, à nous le soleil". Et si je venais de résumer en ces quelques mots l’univers d’Atanaz. Un nomadisme musical qui définit ce jeune artiste qui ne connait aucune frontière terrestre. « Ata » est ce qu’on appelle une triple menace c’est-à-dire qu’il est triplement talentueux. Chanteur, rappeur et toasteur, il incarne fidèlement différents styles de la musique dite « urbaine ». En gros, s’il te demande de « Pull up » c’est pour placer des métaphores larvées avant d’apaiser les mœurs sur une douce mélodie du genre "One Looooooooove" !   

L’ancien membre du collectif TVER (formé en 2006) est décidé à nous faire voyager. Le sens a beau être figuré mais lorsqu’on découvre son monde, ses images, ses sonorités,  on a littéralement envie de prendre son billet. En attendant la sortie de son EP « Flight 282 », Atanaz nous embarque dans une série de 4 vidéos Freestyles (hors projet) tournées dans des lieux pour le moins insolites. Chaque son est un doux voyage vers l’inconnu. Le premier épisode a été filmé à la Mecque du Rap, à la base, à Harlem (New York). La saveur jazzy de ce morceau nous renvoie même à la source de cet art.

"PNC aux rap, armement des vibrations, vérification de la passion apposée…" Je vous invite à découvrir l’univers d’Atanaz en cliquant sur la vidéo ci-dessous :  

ATANAZ - Carte d'Embarquement, épisode 1 HARLEM, N.Y : https://www.youtube.com/watch?v=iVTg9Pkrkck
#CartedEmbarquement #DutyFreestyle #Atanaz


Gardez votre passeport en main, la deuxième destination sera indiquée dans 14 jours avec une surprise de taille...  


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dimanche 2 mars 2014

Gervinho, le funambule d'Abobo !

Gervinho et Rudi Garcia à Lille !
Gervinho est au sommet de son art. Un art modeste, véloce, vivace, confus, généreux et étrangement efficace - qui renait dans la capitale italienne. Trop fort  pour la ligue 1, trop juste pour la Premier League, il est trop pour la Série A.

Quand vous avez comme leitmotiv dans la vie « joues et tais-toi », il n’est pas incohérent d’avoir le même débit de paroles que Zinedine Zidane. Pour être plus clair, Gervais Yao Kouassi est un gars réservé. La seule touche d’extravagance dans sa chaleureuse personnalité est cette coupe de cheveux approuvée uniquement par ses anciens acolytes d’Abobo, quartier du nord d’Abidjan. D’ailleurs, ses parents y résident toujours et observent de loin la carrière du cadet de la famille diplômé dans le cassage de reins.

A Dioulabougou comme on dit là-bas - à cause de la forte représentation des Dioulas dans les environs - tout le monde joue au ballon et pour se faire repérer faut être au-dessus du lot. Gervais Yao Kouassi l’était. Son explosivité lui vaut un tour à l’Ivoire Académie de Jean Marc Guillou. Le refrain de sa jeune carrière a été « les enfants s’amusent » que ce soit à l’Asec Mimosas, chez les Agriculteurs Beverenois ou sous le maillot sarthois. En dépit de son style de jeu perfectible, « le Jaguar » faisait sauter les défenseurs de ligue 1comme du plakali sans pour autant s’affirmer comme un joueur décisif. C’est à Lille qu’il se découvrit des talents de buteurs. Maladroit, malchanceux et altruiste, il avait pour habitude de travailler sur son côté, créer une brèche puis servir un coéquipier. En 115 matchs dans le Nord il a inscrit 42 buts lors de ses deux saisons sous les ordres de Rudi Garcia, son papa blanc.  

Les joueurs africains ont la réputation de fonctionner à l’affectif. Un constat aussi plat que dire que les joueurs européens sont plus professionnels que leurs compères. Issu d’une très grande famille (4 sœurs, 4 frères) et avec des parents très protecteurs, Gervinho a toujours eu besoin d’une relation intime pour être en confiance. Le numéro 27 ivoirien de 27 ans né un 27 (mai 1987) n’échappe donc pas à ce malheureux adage. Entre son coach et lui, il existe une réelle relation père-fils qui ne connait aucune frontière. Gervinho rayonne de nouveau sous Garcia et séduit même l’épitomé de l’AS Rome. « Gervinho ? Je l’avais vu deux ou trois fois avec Arsenal, mais de près, c’est une bête ! Si sa santé ne le trahissait pas, il serait de la trempe de Cristiano Ronaldo et la Roma ne l’aurait jamais eu ! » Francesco Totti.

Le carbonado toujours aussi brut

"La différence entre la Roma et Arsenal ? Le coach. A Rome, mon entraîneur, Rudi Garcia, me fait confiance, il croit en moi. Quand je me lève le matin, je prends du plaisir à venir m'entraîner. Je suis impatient tous les jours. Je pourrai dire que mon succès actuel, je le dois à l'Italie mais ce n'est pas exactement ça. Je vis très bien à Rome, la ville est fantastique, mes coéquipiers sont merveilleux, les tifosi sont passionnés. Au final, il n'y a pas beaucoup de différences par rapport à l'Angleterre. Ma vie n'a pas changé depuis que je suis en Italie. Qu'est-ce que j'ai appris à Arsenal ? Honnêtement, pas grand-chose. C'est difficile d'apprendre quoi que ce soit quand on est en permanence sur le banc des remplaçants. J'ai quitté les Gunners car je ne jouais pas suffisamment." Une déclaration à la fois naïve et véridique de la part de l’ancien académicien, qui reprend le thème de confiance susmentionnée. L’asymétrie de son propre bilan à l’école Wenger est liée au joueur qu’il est. Il n’a rien appris à Arsenal car il ne peut pas comprendre ce qu’il avait à y apprendre. Son style de jeu n’est pas l’antithèse du jeu d’Arsenal mais presque. La technique est à l’honneur chez les Gunners. La technique. La technique, la seule inconnue absente dans son équation footballistique si on y inclut dans celle-ci la vision de jeu. Limité dans ce domaine, il n’a pas pu se greffer aux exigences d’Arsèn(e)al.

« La Gervance » est un véritable ailier à qui on demande de déborder, de fatiguer son vis-à-vis et d’offrir au moins deux occasions de buts par match à son attaquant. Vu comme ça, il est l’un des meilleurs à son job. L’évolution du ballon rond, la retraite de Marc Overmars ou encore le nombre d’abdos de CR7 nous ont obligés à redéfinir ce poste. Je n’arrêterai jamais de le dire, l’ailier à l’ancienne est mort. Dorénavant, il y a que des attaquants au front. C’est là que le bât blesse. C’est là que Gervinho n’a pas progressé. Il n’a pas l’âme d’un buteur mais celle d’un percuteur opportuniste. Ce n’est pas un tueur mais une gâchette, trop souvent lent à la détente au moment crucial.

Le sommet des sommets !
Déroutant de facilité, imprévisible de vivacité, l’atout majeur de la star ivoirienne est la profondeur. Il y avait Inzaghi né hors-jeu, aujourd’hui il y a le funambule ivoirien qui cours sur la ligne du hors-jeu. «La Freccia Nerra  (la flèche noire) » ne surprend plus ni par sa vitesse ni sa capacité à marquer des buts d’anthologie. Il est dans son rôle. La polyvalence est un luxe et non une commodité pour tous les footballeurs. A force de regarder que les cracks, on a tendance à traiter de nul un joueur incapable de singer ces derniers. Gervinho est l’un des meilleurs ailiers au monde. Si la précision de ces centres longs ne respirait pas la finesse anglaise, celle de ces centres courts – sa spécialité- est bien un modèle du genre. Soyons précis, il est l’un des meilleurs ailiers mouchoir de poche au monde. Un diamant rare et brut que l’on a du mal à polir.

Il ne s’est pas amélioré depuis son passage à l’Emirates Stadium comme je l’entends parfois. Non, il est au summum de ce qu’il sait faire. Il est en confiance et au top de sa forme physique. En effet, l’international ivoirien est l’un des atouts majeurs de l’As Rome avec 5 buts et 6 passes décisives après 20 matchs. Néanmoins, il a toujours de gros déchets dans le jeu (plus précisément dans la transmission) et une qualité de frappe aléatoire. Une marge de progression notable pour le meilleur ivoirien d’Europe après Yaya Touré. D’ailleurs, ses compatriotes l’attendent de pied ferme au Brésil en juin prochain. Une tout autre affaire à suivre…



Pour aller plus loin:

(15 :45) La confiance fuit Gervinho au moment de tirer un penalty décisif lors de la finale de la Coupe d'Afrique. Rudi où étais-tu ?
Emission “Fair Play” avec Gervinho. Immersion dans l’univers de l’international ivoirien.
Plakali est un plat ivoirien apprécié par Gervinho et une danse

        

vendredi 28 février 2014

TEKKEN 3, le meilleur jeu de combat au monde !

Dans la vie, il y a ceux qui ont joué à Tekken 3 et il y a les autres...

Le meilleur jeu de combat...
Les mains sèches jamais moites, les doigts subtilement enfilés dans mon t-shirt de sorte à ne pas souffrir des pléthoriques rotations directionnelles, les verres de lunettes limpides, le corps et l’esprit légers, une concentration maximale et trop souvent le ventre vide. Mon arme la « 2 » c’est la manette fine et légère qui ne vibrait pas. La mienne était blanche  et n’avait rien à envier à la manette reine de la PlayStation une. 

Avant chaque combat, je devais configurer mes options pour faciliter les prises, mes blocages et autre mouvement sur le côté. Une fois mes configurations opérationnelles, le visage de mes adversaires à lui seul annonçait mon triomphe futur. 

Les pauvres ils se ruent sur les combattants à une touche, les Eddy les Hwoarang. Ils ne savent pas de qui ils parlent... Bande de nuls ! Les vrais dans ce jeu ne jurent que par quatre personnages : Law, Paul, Jin Et Nina.
Paul Phoenix

Paul Phoenix est lourd. Ses combos t'enlèvent la moitié de ta vie en handicap normal bien sûr. Donne-moi un coup, je te l'attrape, feinte sur le côté prise de côté qui te bouffe la ligne de vie. Quand tu te lèves je t’accueille avec un semi rotation directionnel + triangle.

Forest Law

Forest Law avec lui c'est facile. Tu t'éclates quand tu prends ce Bruce Lee. Diagonale haut et devant + rond, c’est la spéciale. Ceux qui savent l'utiliser te feront des combos inédits. Le diagonal haut + devant en appuyant X et O en même temps c'est la marque des grands.  


Jin Kazama
Jin Kazama c'est la base. Il n'est pas facile á maîtriser entre les combos et sa concentration qui ne marche presque jamais faut être vraiment bon pour le manier. Le combo carré triangle rond X est indémodable pour frimer quand tu sais que tu vas gagner le combat. J’adore le diagonal triangle rond pour achever ton adversaire. Ça donne un saut de 5m  vers le ciel pour redescendre sur son adversaire point au visage. Difficile à réussir mais quand ça passe, c'est la classe. 

Nina Williams c’est le personnage le plus fort du jeu. Elle sait tout faire. Les prises, les blocages, les combos, et sa concentration est la plus efficace du jeu. Mon enchaînement préféré : diagonal derrière et en bas + rond puis X quand elle réussit à projeter ton adversaire vers le ciel quand il essaie de se relever tu le reçois avec le fameux devant + triangle et carré. T’enchaine  avec le « deux fois devant X+ O », elle saute sur son cou et braaaaaaak. Après ça pour se relever, ton adversaire va opter pour une roulade vers l’arrière car il vient de prendre cher et là toi tu fais une accélération vers l’avant et concentration BOOOOYA, tu le chopes quand il se lève. Perfect. NINA WILLIAMS WINS.
Nina Williams

Pour aller plus loin : 

Un film "Gamer" avec Saïd Taghmaoui où il joue à Tekken. 
Christie Monteiro et Eddy Gordo sont juste amis. Sacré Eddy. 
Un dessin animé basé sur les Tekken 1 et 2. 

jeudi 30 janvier 2014

Arda Turan, le calife des Spartiates

Jeune Arda à Galatasaray en 2006
Arda Turan est un homme de foot. L’un des plus grands numéros dix qu'Istanbul ait connu depuis Gheorghe Hagi, murmure-t-on  dans la partie européenne du Bosphore. Son mentor, le dénommé «Maradona des Carpates» l’a propulsé dans le grand bain turc à seulement dix-huit ans. Aujourd’hui, il nage avec les Vidal et les Yaya dans une eau réservée aux sieurs du milieu.  

Après cinq saisons à Galatasaray et trente buts inscrits, Arda faisait ses adieux à la Süper Lig. Celle qui l’a vu débuter sous les ordres d’une légende vivante, se bonifier quelques saisons plus tard  et devenir l’une des attractions de Fatih (sa ville natale), tout celà grâce à Fatih (Terim). L’actuel coach de la sélection turque l’a enrôlé dès son jeune âge au centre de formation du Gala. Surdoué, le jeune milieu de terrain était à l’aise partout, sur toutes les parties du terrain (latéral et ailier) il faisait le job. Il parait que sa polyvalence était telle qu’il ne savait jamais à quel poste il évoluerait avant chaque match. Prêté à Mariaspor en 2005, le jeune espoir turc revient titulaire dans l’effectif d’Eric Gerets. Entre 2005 et 2011, la Türk Telekom Arena  accueillera dix entraineurs différents, la seule constance du club fut les prestations de haute volée d'Arda. Il réalisa, dare-dare, sa meilleure saison sous les couleurs jaune et rouge en 2008, l’année du triplé (Coupes et Championnat) pour les siens et la naissance d’un leader en équipe nationale avec un illustre parcours lors de l’Euro 2008 (éliminé en ½ finale par l’Allemagne). L’année suivante déjà courtisé par l’Europe entière, le capitaine du Cimbom, glabre avec une touffe frisée, préfère rester dans les cœurs des supporters les plus volcaniques d’Europe. Blessé lors de sa dernière saison en Turquie (2011), le métronome stambouliote s’envole pour Madrid afin de franchir un cap dans une arène compatible à son esthétisme. 

Artiste et Artisan 

Lors de sa première saison dans la capitale espagnole, le milieu turc était dans la continuité de ce qu’il faisait dans sa ville natale. Il distillait des galettes aux attaquants, des coups aux adversaires et plantait quelques banderilles dans son jardin. Une première saison réussie avec 6 pions et 12 passes décisives à la clé. Adopté par Vicente Calderon, il va remporter l’Europa League et la Super  Coupe. Ce n’est plus un cap qu’il franchit mais une baie.

Technique et hargneux, l’international d'Ay-Yıldızlılar (Les étoiles au croissant) est une fusion des école s Fatih et Hagi c’est-à-dire un mariage de combativité et de finesse. Sans la balle, il a le profil d’un artisan; méconnaissable lorsqu’il fonce dans son vis-à-vis comme un pitbull d’un mètre soixante-seize. Balle aux pieds, appelez-le Monsieur. Il la contrôle avec délicatesse, des petits touchers, des coups de brosse, des caresses; comment voulez-vous qu'elle ne lui colle pas aux pattes ? Sous le décor verdoyant les autres courent pendant que l'artiste s’amuse. Lorsque le ballon quitte ses pieds - pour rejoindre un coéquipier - ce n’est jamais sans son aval. Dans la distribution celui qu'on surnomme "El Torero" est un Xavi c’est-à-dire qu'il maîtrise l’art du dosage dans la transmission. Le genre de personne à faire du riz dans une marmite sans gobelet doseur. Ce féru de voitures fait rouler le ballon toujours dans le bon tempo. Dépourvu de fioritures, il est du genre dribble utile. Fort sur ses jambes, avec un centre de gravité très bas, il élimine proprement avec ses feintes de corps et seulement si nécessaire des gri-gris circassiens. L’année dernière, « El Torero » a confirmé sa magnifique première saison. Prestations XXL face aux gros de la Liga, il décrocha la Copa del Rey après une victoire face au Real Madrid (2-1 ap.) et une place qualificative pour la Ligue des Champions.  
AHOU! AHOU! AHOU!

2013/2014 est la saison du calife des Spartiates. Il arbore désormais une coupe rasée - victoire de la Coupe d’Espagne oblige - et une pilosité faciale très apparente. Au-delà de cette frappante ressemblance capillaire, le meneur de jeu turc a tout d’un spartiate. La démarche avec le buste en avant, les déclarations : «Je vais donner mon sang et ma sueur pour l’équipe» lors de son arrivée à Vicente Calderon en 2011 ou encore les anecdotes «Arda  a travaillé à l'écart du groupe suite à son accident de voiture survenu vendredi dernier. Sa voiture fut broyée mais le joueur sorti sain et sauf du choc (2009)». « El Torero » est spartiate de par son sang-froid et ses prestations lors des grands matchs, ses abdominaux présumés saillants et surtout cette barbe parfaitement taillée que lui envierait son ancêtre Barberousse.

Doğum Günün kutlu olsun  !

Un diamant poli par "Cholo" Simeone, le numéro dix des Colchoneros respire la discipline tactique qu'insuffle son entraineur. Il a un collectif qui fonctionne autour de lui. Son jeu soyeux simplifie le mouvement de ses partenaires. Il cherche toujours le changement d’aile pour aérer le jeu, la passe dans l’intervalle pour dynamiser les attaques ou encore temporiser et redoubler les passes pour contrôler la cadence. C’est le poumon du système offensif du coach argentin. Légèrement décalé sur la gauche, il joue en numéro dix « Ronaldinhesque » c'est-à-dire qu'il dézone souvent pour occuper l'axe. Nonobstant son apport au front de l’attaque, il est aussi présent lors des tâches défensives. Il opère un pressing monstre grâce à un abattage conséquent. En gros, en un seul joueur vous avez à la fois un dix et un six.

Actuellement premier ex-aequo de la Liga, les Rojiblancos peuvent rêver du sacre suprême après dix-huit ans d’attente. Ils font jeu égal avec les deux Béhémoths du football espagnol. Il y a chez Diego Simeone (entraineur comme joueur) un dosage de règle et de folie. C’est en cela que son fils spirituel ne peut qu’être Arda Turan. Bien que l’accent soit mis sur le i de rigueur surtout lorsqu’ils affrontent les grosses écuries, la formation d’El Cholo sait jouer au ballon. D’ailleurs, les madrilènes peuvent se targuer d’être la troisième meilleure attaque du championnat avec 52 buts marqués. A 27 ans aujourd’hui, Turan pratique son meilleur football, ce qui lui vaut une place dans le Top 3 des meilleurs milieux de terrain au monde !

mercredi 29 janvier 2014

God bless le Super Bowl !

Ecrit par ACG

Dimanche 2 février, New York s’apprête à accueillir le Super Bowl. Les Seattle Seahawks et les Denver Broncos s’affronteront au Metlife stadium pour marquer l’histoire de la NFL. Même si le football américain n’est pas très répandu en France, le Super Bowl attirera, comme chaque année, de nombreux curieux.  

Ce week-end préparez-vous à faire une nuit blanche, le Super Bowl débarque. Le football américain s’apprête à entrer dans votre vie le temps d’une soirée, ou plutôt d’une nuit. Le Super Bowl, c’est l’un des événements le plus regardé au Monde. Les passionnés de NFL (National Football League) ou les simples curieux auront donc les yeux rivés sur le Metlife stadium dans le New Jersey (ouais c’est quand même plus classe de dire que ça se passe à New York). Les Seattle Seahawks et les Denver Broncos vont s’affronter pour tenter de décrocher le titre de champion de NFL. Les deux franchises sont les meilleures de la saison puisqu’elles ont terminé premières de leurs conférences respectives à l’issue de la saison régulière. Les Broncos n’avaient plus participé au Super Bowl depuis leur victoire en 1999. Peter Manning et ses coéquipiers vont essayer de remporter une troisième bague de champion à Denver. Après leur défaite lors du Super Bowl en 2005 face au Pittsburgh Steelers (21-10), les Seahawks ont en tête la victoire, sinon rien. Une chose est certaine, les deux équipes veulent succéder aux Baltimore Ravens.  


Grâce un énorme soutien du public du CenturyLink Field, les Seahawks ont réussi à se qualifier pour le Super Bowl. Durant les play-offs, Seattle a disputé tous ses matchs à domicile. Un sacré avantage pour la franchise de l’Etat de Washington, puisque les supporters des Seahawks sont réputés pour être bruyants et chauds bouillants. Dans une ambiance de feu et face à une très bonne équipe aussi bien offensivement que défensivement, les Saints de la Nouvelle Orléans et les San Francisco 49ers n’ont donc pas fait le poids. En finale de conférences, Seattle est venu à bout de San Francisco en toute fin de rencontre (23-17). 
Les Denver Broncos ont également joué leurs deux rencontres des play-offs à domicile. La franchise a maîtrisé ses deux matchs de la même manière. Les Broncos se sont facilement défaits des San Diego Chargers (24-17). En finale de conférence, Denver s’est imposé face au New England Patriots (23-17). Dans ce duel de quaterbacks, Peter Manning l’a emporté face à Tom Brady. Manning a prouvé qu’il est présent lors des grands rendez-vous. Dimanche à New York, la star des Broncos voudra montrer qu’il est le meilleur quaterback de la NFL. 

Bon c’est sûr les règles du football américain sont difficiles à comprendre. Si au bout de 5 minutes de match vous vous sentez perdu ou vous trouvez ce sport ennuyeux, restez éveillez au moins jusqu’à la mi-temps, il y a Bruno Mars qui va faire le show avec les Red Hot Chili Peppers. Si vous n’aimez pas ces artistes, il y aura des bandes annonces inédites des prochains méga-blockbusters hollywoodiens (Robocop, Spider-Man 2, Transformers 4 etc...)  Sinon, éteignez votre télévision. Le Super Bowl est unique, comme les Américains ! 
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